Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle, l’instance délibérante de l’Autorité supérieure de la communication audiovisuelle au Maroc (« la HACA »), a adopté, lors de sa réunion du 16 juin 2026, une décision normative régissant la couverture des élections législatives générales prévues pour le 23 septembre 2026.
Cette décision, qui sera publiée au Journal officiel, représente un tournant dans l’organisation des médias audiovisuels pendant les périodes électorales, en particulier par un interdiction explicite et claire de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour produire des contenus électoraux trompeurs.
Période électorale soigneusement organisée
La décision fixe une période électorale totale de 39 jours, s’étalant du 15 août au 22 septembre 2026, et se divise en deux phases :
- Phase pré-électorale : 26 jours.
- Phase officielle de la campagne électorale : 13 jours, du 10 au 22 septembre 2026.
Ce cadre temporel précis vise à garantir l’égalité des chances entre les partis politiques et les candidats, ainsi qu’à organiser leur accès aux radios et chaînes de télévision de manière équitable et transparente.
Le respect de la pluralité et de la neutralité et la lutte contre la désinformation renforcent les principes fondamentaux de la sécurité du processus démocratique, parmi lesquels :
- Respect de la dignité humaine et de la vie privée des candidats.
- Interdiction de tout discours incitant Ă la haine, au racisme ou Ă la violence.
- Séparation claire entre les contenus électoraux et les programmes de divertissement, culturels ou artistiques.
- Interdiction de la communication électorale déguisée.
- Obligation pour les journalistes et les animateurs de programmes qui se présentent ou annoncent leur soutien à un parti politique de cesser toute apparition à l’écran ou à l’antenne.
- Transparence totale concernant les conflits d’intérêts pour les experts et influenceurs.
Les opérateurs (chaînes et radios) doivent également contribuer activement à la lutte contre les fausses informations, et il leur est interdit de publier des sondages d’opinion électorale à partir du quinzième jour précédant le début de la campagne officielle jusqu’à la fermeture des bureaux de vote.
Point saillant : Interdiction de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la désinformation électorale
Le volet concernant l’intelligence artificielle constitue l’une des principales nouveautés de cette décision. Consciente des risques croissants posés par l’utilisation non régulée des technologies d’IA pour produire des images, vidéos et sons trompeurs (Deepfakes), la rédaction est claire et décisive :
« Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle interdit explicitement la diffusion de contenus électoraux trompeurs ou générés par intelligence artificielle, lorsque cela peut induire le public en erreur ou compromettre l’intégrité et la crédibilité du débat démocratique ».
La décision stipule que tout contenu généré par intelligence artificielle à des fins pédagogiques ou explicatives doit être accompagné d’un étiquetage clair, durable et non ambigu, indiquant explicitement l’utilisation de la technologie de l’intelligence artificielle.
Cette mesure vise à protéger l’opinion publique des désinformations numériques évolutives, qui sont devenues un outil dangereux lors des élections à l’échelle mondiale.
Contenu généré à partir de la version arabe de Tanja7.com


