L’Université Mohammed VI Polytechnique à Ben Guerir a signé un nouvel accord avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, visant à élargir les possibilités d’accès à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle pour les réfugiés et les demandeurs d’asile au Maroc.
Cette signature a eu lieu vendredi dernier, comme l’a confirmé le Haut-Commissariat via sa page officielle sur Facebook, dans le cadre d’une coopération renouvelée entre les deux parties axée sur la transition d’une approche d’aide humanitaire traditionnelle à une approche fondée sur l’autonomisation par l’éducation et l’intégration sociale et économique.
Le Haut-Commissariat a affirmé que cette initiative reflète un engagement commun à élargir les opportunités d’éducation et d’innovation pour les réfugiés, en leur permettant de développer leurs compétences et d’améliorer leurs chances d’intégration dans la société et le marché du travail au Maroc.
Université de l’Office Chérifien des Phosphates
L’Université Mohammed VI Polytechnique est une institution d’enseignement supérieur et de recherche scientifique à but non lucratif, fondée avec le soutien du Groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP), l’une des plus grandes entreprises publiques au Maroc, par le biais de son bras social et de développement.
Cette université se distingue par son orientation africaine et ses programmes liés à la recherche scientifique, à l’innovation et à l’entrepreneuriat, ainsi que par son ouverture aux étudiants et chercheurs de divers pays, en particulier ceux de l’Afrique subsaharienne.
Selon une note d’information publiée par le Haut-Commissariat, environ 16 étudiants réfugiés ont réussi à obtenir leur diplôme dans le cadre du programme de bourses académiques, connu sous le nom de programme « Dafi », tandis que trois autres étudiants ont intégré des programmes de master au sein de l’université.
Réfugiés de 60 pays
Les données du Haut-Commissariat indiquent que le Maroc accueille environ 19 382 réfugiés et demandeurs d’asile, provenant de plus de soixante pays, appartenant à de nombreuses nationalités d’Afrique subsaharienne telles que la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
Le Haut-Commissariat souligne que le Maroc se distingue en tant que pays hôte et pays de transit, ce qui rend les questions d’intégration, d’éducation et de formation plus présentes dans les politiques liées à l’asile au Maroc.


