Effondrement des prix du poulet au Maroc : les éleveurs se résignent à vendre à perte.

La Fédération nationale des éleveurs de poulets (ANPC) a déclaré que les prix de vente du poulet vivant dans les exploitations ont chuté de manière catastrophique et sans précédent, atteignant moins de 7 dirhams le kilogramme, alors que le coût réel de production se situe entre 15 et 17 dirhams le kilogramme.

Cela signifie, selon la même source, que chaque kilogramme vendu par l’éleveur lui entraîne une perte de plus de 50 % de son coût réel.

Faillite

Selon l’association, cette situation tragique a poussé des dizaines d’éleveurs au bord de la faillite, épuisant leurs ressources financières, dans un silence troublant des autorités responsables et devant la persistance des déséquilibres structurels qui frappent le secteur.

L’association a exprimé le lundi 8 juin sa profonde inquiétude et sa forte condamnation face à cette situation grave, tenant les autorités compétentes responsables sur le plan politique et administratif de l’aggravation de la crise.

Elle a attribué cela à l’absence de politiques régulatrices efficaces protégeant les petits et moyens producteurs, et au laxisme dans la lutte contre les pratiques monopolistiques et les spéculations illégales qui ont vidé le principe de concurrence loyale de son contenu.

Elle a averti que la continuation de ces conditions représente une menace directe pour la souveraineté alimentaire nationale, mettant en péril l’une des principales sources de protéines animales au Maroc, ce qui pourrait entraîner à l’avenir une pénurie sévère de production nationale ou une flambée des prix, alors que l’éleveur est devenu le maillon le plus faible de la chaîne de production et de commercialisation.

Face à cette hémorragie grave, la Fédération nationale des éleveurs de poulets a appelé les autorités responsables à prendre des mesures immédiates et fermes, parmi lesquelles :

  • Une intervention urgente pour mettre fin à l’hémorragie des pertes avant qu’il ne soit trop tard.
  • Une enquête transparente et honnête sur le système de commercialisation des volailles.
  • Mise en œuvre de mécanismes de contrôle stricts pour combattre le monopole et la spéculation.
  • Impliquer les représentants des éleveurs de manière effective dans l’élaboration des solutions et des politiques relatives au secteur.
  • Adopter des mesures urgentes pour protéger le produit national et garantir sa continuité.

La Fédération a confirmé qu’elle ne restera pas les bras croisés face à la marginalisation et à l’exclusion dont sont victimes les éleveurs, et qu’elle se réserve le droit d’entreprendre toutes les actions légales et de lutte légitimes pour défendre leurs intérêts et leur droit à une vie décente et à la poursuite de la production.

Elle a également appelé les médias, les acteurs professionnels et l’opinion publique à mettre en lumière cette crise grave, car il ne s’agit pas seulement d’un problème sectoriel, mais d’une question nationale touchant la sécurité alimentaire des Marocains et l’avenir de milliers de familles liées à ce secteur vital.

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Contenu généré à partir de la version arabe de Tanja7.com

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