Les cas de tricherie découverts lors du baccalauréat régional ont enregistré une augmentation significative de 167 % pour cette session par rapport à la session précédente de l’année 2025.
Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé mercredi qu’un total de 4 929 cas de tricherie ont été détectés pendant les tests. Le nombre de cas de tricherie signalés a augmenté de 167 % par rapport à la session de 2025, grâce aux équipes en charge de la surveillance, ainsi qu’à la généralisation de l’utilisation du système électronique pour aider à détecter les cas de tricherie, avec environ 2 000 unités fournies aux centres d’examen, tout en offrant le soutien logistique et technique nécessaire aux équipes locales de détection de la tricherie.
Un communiqué du ministère a mentionné que le nombre de candidats s’élevait à 570 696, dont 82,2 % sont des candidats scolarisés, tandis que 17,8 % sont des candidats libres. Il a également ajouté que le taux de présence dans cette session était de 97,7 % pour les candidats scolarisés, et de 64,1 % pour les candidats libres.
Il a souligné que cette session se distingue par la poursuite de l’application des mesures mises en place par le ministère, avec la mobilisation de différentes ressources et moyens garantissant que les examens se déroulent dans des conditions respectant les principes du mérite et de l’égalité des chances, grâce à la mise à jour des procédures organisant les différentes opérations d’examen, à l’amélioration de la qualité de préparation des sujets d’examen selon les cadres de référence adoptés, et au renforcement des mécanismes de correction par l’utilisation d’un système numérique garantissant l’uniformité des critères et réduisant les erreurs.
Les mesures de sécurité des examens ont également été renforcées par un renforcement des mesures de protection des sujets durant les étapes de reproduction, de stockage et de transport, ainsi qu’un renforcement de la coordination avec les différents intervenants et comités de suivi et de vigilance.
Dans le cadre de la lutte contre la tricherie, un ensemble de mesures de sensibilisation, d’organisation et de sanctions a été adopté, soutenu par la généralisation de l’utilisation de systèmes électroniques pour détecter la tricherie et la formation des équipes chargées de les faire fonctionner.
Selon la même source, la session de 2026 se caractérise également par la poursuite de la numérisation de la gestion des examens du baccalauréat grâce à la numérotation secrète électronique et l’adoption de certificats et de données numériques sécurisées, ce qui contribue à améliorer la gouvernance des examens et à renforcer la crédibilité du certificat national de baccalauréat.
Les efforts de sécurité comprenaient également l’organisation de sessions de formation pour environ 4 014 cadres éducatifs et administratifs, afin de leur permettre d’optimiser l’utilisation de ces systèmes pour détecter et réduire les cas de tricherie.
Le ministère a annoncé que le processus de correction des travaux des candidates et candidats avait débuté dans tous les centres de correction des académies régionales de l’éducation et de la formation, avec la participation de près de 21 150 enseignants pour réaliser cette opération. Les résultats seront annoncés le 9 juillet 2026 après la tenue des délibérations.
Le ministère a conclu en saluant l’engagement éducatif des partenaires et acteurs de l’école marocaine et la mobilisation des femmes et des hommes de l’éducation pour assurer le bon déroulement de cet examen national important dans de bonnes conditions, ainsi que le soutien considérable reçu des autorités sécuritaires et locales pour sa sécurité et des médias pour leur accompagnement, appelant tous à poursuivre le travail avec le même esprit de responsabilité afin de garantir le succès de la tenue des prochaines étapes, en particulier l’examen national unifié qui débutera le jeudi 4 juin 2026.


