La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tanger a condamné un jeune homme pour « falsification de documents officiels et leur utilisation », lui infligeant une peine de deux ans de prison, dont un an avec sursis.
Selon le dossier, le jeune homme « M.A. » a falsifié un contrat de mariage dans le but de l’utiliser dans des hôtels, pour y séjourner avec sa petite amie qu’il avait épousée « uniquement par la fatḥa ».
Malgré cette prise de risque, le jeune homme a passé ses nuits dans des hôtels avec la jeune fille, sans qu’on lui demande aucun contrat de mariage. Cependant, sa « petite amie », après leur première dispute, a profité de la situation et l’a traîné en justice pour « falsification ».
Un second mariage
Selon le jeune homme, le contrat qu’il a falsifié était en connaissance de la fille et de son père, qui était en même temps « son oncle ». Ils ont eu recours à cette falsification pour passer la nuit dans des hôtels, après que les autorités aient refusé leur mariage, jusqu’à l’obtention d’une décision de justice en raison du mariage de celui-ci avec une autre femme.
Le jeune homme, résidant en Espagne, a affirmé qu’il avait obtenu l’accord de sa première épouse et qu’il était venu au Maroc pour se lier à la fille de son oncle. Cependant, sa demande d’une décision judiciaire pour compléter le mariage a conduit sa famille à proposer de célébrer le mariage par « la fatḥa », afin de ne pas annuler les préparatifs déjà réalisés et de préserver la réputation de leur fille après avoir envoyé les invitations à tout le monde.
Selon le jeune homme, avec l’accord de la fille et de son père, il a modifié le contrat de mariage de « sa première épouse », changeant le nom de la première par celui de la seconde simplement en utilisant un téléphone iPhone. L’objectif était de présenter le contrat aux hôtels s’ils lui en faisaient la demande, mais finalement, il n’a rien demandé lorsqu’il a accompagné « sa femme par la fatḥa » la nuit de noces et pendant tout le mois de miel.
Que s’est-il passé ?
Le jeune homme a déclaré qu’après un certain temps de mariage, un conflit est survenu entre eux et qu’il a décidé de se séparer de la jeune fille. Dès qu’il lui a annoncé, elle a porté plainte contre lui pour falsification, l’accusant de l’avoir trompée, affirmant qu’elle ne savait pas que le contrat de « mariage était faux ».
Le verdict
De son côté, la cour, en se basant sur les détails de l’affaire, a rendu un jugement condamnant le jeune homme à deux ans de prison ferme, dont un an, et a ordonné une indemnité de 7 millions de centimes à « la femme par la fatḥa ».
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