Les autorités sanitaires de la région de « Vittorio Veneto », dans le nord de l’Italie, ont déclaré un état d’urgence sanitaire après avoir confirmé qu’un chien était atteint de la rage, selon ce qu’a rapporté l’agence de santé locale italienne.
Selon les données officielles, le chien a été transporté mercredi dernier dans une clinique vétérinaire après l’apparition de symptômes nerveux graves, avant que des tests de laboratoire ne révèlent sa contamination par le virus de la rage. Il s’agit d’une maladie virale grave qui peut se transmettre à l’homme par morsure ou par contact direct avec des animaux infectés.
Les enquêtes épidémiologiques ont révélé que le chien avait été introduit illégalement en Italie en provenance du Maroc, par un membre de la famille propriétaire de l’animal, après un voyage touristique, et sans respecter les procédures vétérinaires et sanitaires en vigueur pour l’entrée des animaux de compagnie.
En raison de la gravité de la situation, il a été décidé de procéder à l’euthanasie de l’animal, avant d’envoyer des échantillons au laboratoire vétérinaire référent de la région de Vénétie, qui a également confirmé le diagnostic de rage, indiquant que le variant viral provenait du Maroc.
Après la confirmation du cas, les autorités sanitaires ont lancé une enquête épidémiologique pour retracer toutes les personnes ayant été en contact au cours des deux semaines précédant l’apparition des symptômes. Un total de 32 personnes ont été soumises à des mesures préventives et thérapeutiques selon le degré d’exposition, parmi lesquelles la propriétaire du chien qui a été mordue par l’animal.
Un certain nombre d’animaux contacts ont également été identifiés, avec 10 chiens placés sous surveillance et en quarantaine, les autorités confirmant que tous étaient dans un état stable.
Dans le cadre des mesures de précaution, les autorités locales ont émis une décision rendant obligatoire la vaccination de tous les chiens et chats de la région contre la rage, englobant environ 4 400 chiens et 900 chats.
Les autorités sanitaires italiennes ont assuré que la situation était sous contrôle et que l’intervention rapide avait permis de limiter les risques et d’empêcher la propagation de l’infection dans la région.
C’est le premier cas de rage observé dans le nord-est de l’Italie depuis environ 15 ans, ce qui a conduit les autorités à activer des protocoles de surveillance renforcés.


