Le Corps des Gardiens de la Révolution iranien a publié des images montrant un drone (modèle Shahed) portant l’image du jeune footballeur espagnol Lamine Yamal, levant un drapeau palestinien, accompagné d’un slogan disant : « Les partisans de la Palestine et de l’Iran sont les champions du monde ».
Les images diffusées par des médias iraniens tels que « Hamshahri Online » le 21 juillet 2026, faisaient partie de ce que le Corps des Gardiens de la Révolution a décrit comme la « 24e vague de l’opération Victoire 2 », au cours de laquelle il a prétendu avoir lancé un mélange de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones vers des « sites ennemis ».
La paradoxalité qui a suscité un large débat sur les réseaux sociaux et dans certaines émissions d’actualités arabes, est que ces drones et missiles n’ont pas été dirigés vers Israël, qui occupe des parties des territoires palestiniens, mais ont visé des sites à l’intérieur de pays arabes et musulmans du Golfe.
L’image utilisée remonte à mai 2026, lorsque Yamal a brandi le drapeau palestinien lors des célébrations du FC Barcelone pour son titre de champion d’Espagne, dans une scène réelle qui avait suscité un débat politique à l’époque. En revanche, les images circulant après la victoire de l’Espagne à la Coupe du Monde 2026, montrant Yamal enveloppé dans le drapeau palestinien avec le trophée, se sont révélées être des manipulations par intelligence artificielle.
Cet usage symbolique s’inscrit dans le cadre de la guerre de propagande qui accompagne l’escalade entre l’Iran et les États-Unis, où le côté iranien cherche à lier ses opérations militaires au soutien de la cause palestinienne, bien que les véritables objectifs se situent sur des terres arabes. Des analystes politiques ont décrit cette démarche comme une tentative d’exploiter la popularité du jeune joueur et du symbole palestinien dans un message médiatique, tandis que d’autres se sont interrogés sur la pertinence de cibler des pays du Golfe musulmans sous prétexte de « défendre la Palestine ».
Aucun commentaire officiel n’a encore été émis par Lamine Yamal ou l’équipe nationale espagnole concernant l’utilisation de son image, alors que les tensions régionales se poursuivent au milieu des allégations d’attaques réciproques entre Téhéran et Washington.


