Coupe d’Afrique des Nations pour les femmes au Maroc : des joueuses nigérianes accusent un hôtel de vol !

Avant quelques heures du début de la Coupe d’Afrique des Nations féminine (WAFCON 2026) qui se tient au Maroc pour la troisième fois consécutive, un large débat médiatique a éclaté suite aux accusations des joueuses de l’équipe nigériane à l’encontre du personnel de l’hôtel Marriott à Casablanca, les accusant d’avoir volé des sommes d’argent dans leurs chambres.

Sur Snapchat, la joueuse Esther Okoronkwo a affirmé que des sommes d’argent avaient disparu des portefeuilles de plusieurs joueuses pendant leur absence. Elle a déclaré avoir perdu environ 700 dollars, tandis que d’autres rapports évoquent des montants disparus des portefeuilles des joueuses Rashidat Ajibade (200 dollars), Osinachi Ohale (100 dollars), Joy Omiete (120 livres sterling ou équivalent), et Halimatu Ayinde (100 dollars), portant le total approximatif à plus de 1200 dollars.

Les joueuses ont affirmé que le vol s’était produit pendant que les employés de nettoyage effectuaient le ménage dans les chambres, et que la direction de l’hôtel n’avait pas fourni de réponses convaincantes lorsqu’elles ont été confrontées à cette situation, certains décrivant même les réactions du personnel comme « irrespectueuses ».

Ces accusations se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux et dans les médias nigérians et anglais, sans qu’aucune enquête officielle indépendante n’ait encore été menée.

Du côté marocain, certaines voix estiment que ces allégations sont une répétition d’un schéma connu. L’activiste Hatem El Morabit a souligné dans un post que l’équipe nigériane avait déjà utilisé des problèmes d’hébergement comme levier pour faire pression sur sa fédération locale afin d’obtenir des primes en retard, se remémorant des incidents similaires survenus lors de compétitions précédentes organisées au Cameroun (2016), en France (2019) et au Maroc (2022).

Il a affirmé que les joueuses n’avaient pas recours aux voies légales officielles telles que la police marocaine ou les représentants de la CAF, mais s’étaient directement tournées vers les réseaux sociaux, notant une variation dans les montants annoncés.

Des observateurs marocains estiment que le Maroc, qui accueille le tournoi pour la troisième fois grâce à ses infrastructures avancées et son engagement à organiser de grands événements sportifs africains, est ciblé comme un bouc émissaire dans les conflits financiers internes au Nigéria. Ils soulignent que le royaume accueille des millions de touristes chaque année et organise de grands événements internationaux sans incidents notables, appelant la Confédération africaine de football (CAF) à intervenir pour freiner ce qu’ils décrivent comme une campagne de dénigrement.

À l’heure de la rédaction de ce rapport, ni la direction de l’hôtel Marriott ni la Fédération nigériane de football (NFF) n’avaient publié de déclaration officielle détaillée, tandis que certaines sources rapportaient que les autorités marocaines avaient entamé une enquête préliminaire sur les allégations.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire

Suivez-nous

retrouvez-nous sur les réseaux sociaux
Newsletter de 19h
Abonnez-vous pour recevoir toutes les actualités
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x