Mohammedia a été le théâtre, dans la soirée du jeudi 23 juillet 2026, d’un incident à la fois sécuritaire et médiatique qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux.Les éléments de la police nationale ont interpellé le chanteur algérien Reda Taliani (de son vrai nom Reda Temni) après son implication dans un accident de la circulation. Des soupçons de conduite sous l’influence de l’alcool pèsent sur lui.
Selon des informations relayées par des médias locaux de Mohammedia, la collision a opposé le véhicule conduit par Taliani à une autre voiture à l’intérieur de la ville. Une personne qui l’accompagnait a nécessité une intervention médicale urgente et a été transportée à l’hôpital pour y recevoir les premiers soins.
À l’arrivée des patrouilles, Taliani aurait d’abord refusé de descendre de son véhicule et de présenter les documents demandés. Un long échange a été nécessaire avant qu’il ne soit extrait de la voiture et conduit au commissariat.
Les services compétents ont ouvert une enquête judiciaire placée sous la supervision du parquet afin d’établir les circonstances exactes de l’accident, de rassembler les preuves et d’entendre les parties concernées. Des vidéos filmées sur place durant la nuit ont circulé, montrant les forces de l’ordre, les véhicules de la protection civile et un rassemblement de passants.
Des antécédents judiciaires récurrentsCe n’est pas la première fois que Reda Taliani se retrouve impliqué dans des affaires liées à l’alcool ou aux stupéfiants :
- Avril 2025 (Marrakech) : Le parquet du tribunal de première instance a décidé de le poursuivre en liberté après une altercation sous l’emprise de l’alcool. Il avait quitté une boîte de nuit dans le quartier des Palmiers en état d’ivresse avancée avant de se battre avec deux personnes. L’affaire avait dégénéré en coups et blessures. Il avait été libéré contre le paiement d’une caution, les investigations se poursuivant sous l’autorité du parquet.
- Février 2020 (Mohammedia) : Il avait déjà été arrêté dans la même ville pour conduite en état d’ivresse après avoir provoqué un accident sur l’avenue Zenata. Placé en garde à vue, il avait ensuite été remis en liberté.
- Juillet 2017 (Tunisie) : Les autorités tunisiennes l’avaient interpellé à Hammamet pour possession et consommation de cocaïne. Il avait été condamné à un an de prison et à une amende, dont il avait purgé un mois avant d’être libéré en appel. Le dossier avait été classé, mais la justice tunisienne avait prononcé une interdiction d’entrée sur le territoire tunisien, toujours en vigueur.
Ces antécédents dessinent un schéma récurrent d’affaires liées à l’alcool ou aux substances interdites, ce qui explique l’attention médiatique particulière portée à chaque nouvel incident.


