La chambre criminelle de première instance de la cour d’appel de Casablanca a rendu un jugement de 10 ans de prison ferme à l’encontre de Saïd Nassiri, ancien président du Wydad Athletic Club, dans l’une des affaires les plus célèbres et complexes qui ont secoué le paysage sportif, politique et économique du royaume, connue médiatiquement sous le nom de « l’Escobar du Sahara ».
Nassiri est considéré comme la personnalité sportive et politique la plus surveillée dans ce dossier d’envergure, qui combine trafic international de drogue, blanchiment d’argent, falsification, abus de pouvoir et appropriation immobilière.
Qui est Saïd Nassiri ?
Homme d’affaires et ancien parlementaire, il a présidé le Wydad Athletic Club pendant plusieurs années, le conduisant à des titres continentaux et nationaux, et s’est fait connaître pour ses décisions audacieuses au sein du club rouge. Il a également occupé des postes politiques éminents au sein du Parti de la justice et du développement, et était considéré comme l’une des figures marquantes du milieu sportif marocain.
Détails du jugement et des accusations
Selon les informations disponibles, le tribunal s’est appuyé sur des preuves, des témoignages et des enquêtes du ministère public qui ont indiqué une relation étroite entre Nassiri et le financier Hajj Ahmed ben Ibrahim (l’Escobar du Sahara). Les principales accusations portées contre lui incluent :
- Participation au trafic international de drogue.
- Blanchiment d’argent provenant d’activités criminelles.
- Falsification de documents officiels et commerciaux.
- Abus de pouvoir et corruption pour faciliter des opérations de contrebande.
- Appropriation de la célèbre villa « Californie » à Casablanca, dont le financier revendique la propriété.
Lors des sessions de procès, Nassiri a nié toutes les accusations « en bloc et en détail », et sa défense a présenté des plaidoiries, affirmant que toutes ses transactions étaient légales et documentées, notamment en ce qui concerne l’achat de la villa et les transferts financiers du Wydad. Cependant, le tribunal s’est fondé sur les preuves fournies par le ministère public, y compris des confessions, des appels et des transferts financiers.


