Le footballeur marocain Achraf Hakimi, défenseur du Paris Saint-Germain et membre de l’équipe nationale marocaine, a publié aujourd’hui, vendredi, un message touchant sur son compte officiel sur la plateforme « X », où il exprime directement pour la première fois son découragement face à la progression de l’accusation de « viol » qui le vise depuis plus de trois ans.
Dans ce message qui a suscité une large interaction, Hakimi déclare : « La justice m’a regardé dans les yeux et m’a dit : ‘Si vous n’étiez pas connu, il n’y aurait jamais eu d’affaire’. J’ai choisi de me taire pendant des années. J’ai pensé que rester digne, être patient et faire confiance à la justice permettrait que les bonnes décisions soient prises. Aujourd’hui, une histoire qui n’est pas la mienne est racontée aux dépens de ma famille et de ma vie, et surtout de la vérité. Parfois, je sens que je suis devenu une cible facile. J’attends ce procès depuis le premier jour, et je l’attends maintenant avec impatience. Enfin, je vais pouvoir parler. »
Renvoi devant le tribunal pénal
La prise de position de Hakimi intervient après que la cour d’appel de Versailles a décidé aujourd’hui, vendredi, de confirmer son renvoi devant le tribunal pénal pour accusation de viol, validant ainsi la décision du juge d’instruction rendue à la fin du mois de février dernier, contre laquelle le joueur avait fait appel.
Cette décision survient à un moment très délicat, alors que l’équipe nationale marocaine se prépare à jouer son deuxième match de la Coupe du Monde contre l’Écosse ce soir, vendredi, sur le sol américain.
Hakimi, âgé de 27 ans, évolue au Paris Saint-Germain. Lors d’une audience devant la chambre d’instruction en mai dernier, il avait demandé un non-lieu dans l’affaire pour laquelle il est accusé d’avoir violé une jeune femme de 24 ans (qui avait son âge au moment des faits).
Contexte de l’affaire
Hakimi fait face à des accusations de viol remontant à février 2023, qu’il nie catégoriquement depuis le début. La défense de Hakimi affirme que l’accusation repose essentiellement sur les déclarations de la plaignante, soulignant son refus de se soumettre à des examens médicaux et à des analyses ADN, ainsi que de remettre son téléphone pour enquête.


