Des représentants des travailleurs de la compagnie maritime italienne GNV ont annoncé un nouveau grève pour les 22 et 23 juillet, suscitant des inquiétudes chez les voyageurs, en particulier parmi les membres de la communauté marocaine résidant en Europe qui dépendent des traversées de la compagnie durant l’opération « Marhaba ».
Ce mouvement de protestation contre GNV fait suite à une intensification des actions syndicales menées par des organisations représentant les marins et les travailleurs du secteur maritime en Italie, où le syndicat C.S.L.E a affirmé son soutien à la grève à venir, soulignant que son objectif est de défendre les droits des travailleurs et d’améliorer les conditions de travail à bord des navires de la compagnie.
Le syndicat a précisé que cette action de protestation n’émanait pas d’un désaccord idéologique avec la direction de l’entreprise, mais était plutôt motivée par la nécessité de rétablir la reconnaissance des droits des marins, de renforcer la représentation syndicale et d’assurer des relations professionnelles saines à bord des navires.
Le syndicat a également mentionné l’existence de plusieurs dossiers que les travailleurs considèrent comme en suspens, incluant ceux concernant les rémunérations, l’absence de dialogue, ainsi qu’un ce qu’il a qualifié de « climat de fermeture » entravant la protection des droits des travailleurs.
Si le taux de participation à la grève augmente, certaines traversées programmées les 22 et 23 juillet vers le Maroc pourraient être perturbées, engendrant des retards ou des changements de programmation, selon les annonces de la compagnie et des autorités compétentes.
Le syndicat “ORSA Trasporti – Settore Marittimi” avait précédemment accusé la compagnie GNV de dépasser de manière répétée les limites légales des horaires de travail, et de ne pas respecter les périodes de repos et les congés dus aux travailleurs, considérant que ces pratiques vont à l’encontre du droit du travail italien et des décisions judiciaires en la matière.


