Le gazoduc reliant le Maroc et le Nigeria a franchi une nouvelle étape. Le Royaume a finalisé les études environnementales et d’ingénierie nécessaires pour la partie marocaine du projet, ce qui rapproche cette grande initiative de sa phase de construction. La décision finale d’investissement est prévue pour le quatrième trimestre de 2026, selon le calendrier établi par les partenaires du projet.
À l’échelle nationale, l’infrastructure s’étendra sur environ 2 220 kilomètres, dont 1 830 kilomètres sur terre, traversant huit régions, et 390 kilomètres en mer. Le projet inclut quatre stations de compression, deux stations de réception et 61 postes de vannes de sectionnement. La mise en service commerciale et les premières livraisons de gaz sont anticipées pour le deuxième trimestre de 2031, dans le cadre de cette première phase de développement.
Itinéraire détaillé du gazoduc Maroc-Nigeria dans le Royaume
Les documents techniques achevés décrivent un itinéraire hybride qui combine des segments terrestres et offshore. Cette option a été choisie car, selon les évaluations, elle représente le meilleur compromis entre les contraintes économiques, environnementales et géopolitiques. La section marocaine sera gérée en collaboration avec l’Office national des hydrocarbures et des mines, ainsi que la compagnie pétrolière nationale nigériane.
Le tracé prévoit quatre stations de compression pour maintenir la pression du gaz, localisées près de Safi, Agadir, Tan-Tan et Boujdour. Deux stations de réception sont planifiées : l’une près de Dakhla pour connecter les sections maritime et terrestre, et l’autre dans la province de Ouazzane pour relier le gazoduc au Gazoduc Maghreb-Europe. Les études incluent également six camps temporaires pour les travailleurs et des zones de stockage de tubes pouvant atteindre 20 hectares chacune, accueillant entre 1 000 et 1 200 personnes.
Au niveau régional, ce projet, estimé à environ 25 milliards de dollars, a vocation à transporter le gaz naturel nigérian à travers l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Maroc, avant de l’interconnecter avec les marchés européens.


