Pour certaines femmes de la province de Rhamna, accoucher à proximité demeure un défi. Des incidents récents de femmes enceintes transférées de l’hôpital provincial vers des établissements à Marrakech ravivent les critiques concernant les capacités du service de maternité local.
Ces transferts obligent les patientes et leurs familles à parcourir environ 70 kilomètres, une distance difficile à gérer lorsque la santé de la mère ou du bébé exige une intervention rapide.
Un acteur associatif témoigne avoir observé le transfert d’une femme enceinte depuis l’hôpital provincial de Rhamna vers Marrakech. Il souligne que l’attente, les formalités administratives et l’organisation du transport aggravent l’angoisse des familles, selon un rapport d’Al3omk.
Familles sous tension
Le problème ne se limite pas à la distance. Les proches doivent trouver rapidement un moyen de transport, souvent à leurs frais, tout en accompagnant la patiente jusqu’à Marrakech, ce qui engendre une forte pression psychologique.
La situation est particulièrement préoccupante pour les familles issues de zones rurales. Certaines d’entre elles doivent déjà parcourir une longue distance pour atteindre Benguerir avant d’apprendre qu’un transfert supplémentaire vers Marrakech est nécessaire.
Ces situations soulèvent des questions sur les ressources disponibles dans le service de maternité de l’hôpital provincial. Un manque de médecins spécialisés, de personnel, d’équipements ou de logistique est souvent évoqué ; les critiques locales appellent à une clarification de ces manques.
Pour les habitants, ces transferts répétés érodent leur confiance dans l’hôpital public. Ils réclament un renforcement des équipes et des équipements pour permettre à davantage de femmes enceintes d’être prises en charge localement, sans avoir à se rendre d’urgence à Marrakech.


