Dans un nouvel épisode de fuites révélées par le groupe « Atlas Hacks », la dixième fuite montre une colère et une frustration intenses chez Mehdi Hijawi, ancien employé exclu de la direction générale des études et de la documentation (service de renseignement extérieur), et son partenaire TikTokeur Hicham Girando, fugitif de la justice marocaine et condamné pour escroquerie, diffamation et incitation.
- Détails de la dixième fuite : colère de Girando et menaces ridicules
- Reconnaissance de l’échec et appel à une nouvelle stratégie
- Plan de la tournée européenne : France, Belgique, pays-Bas et Allemagne
- Docteur Mustafa Aziz et mouvement « Maroc du jour » : récit de Hijawi
- « Le jeune » de la direction générale et informations sur Anas Assefirawi
- Contexte des fuites
Cette fuite s’inscrit dans une série continue de révélations qui documentent la coordination étroite entre les deux hommes, et qui révèlent progressivement la nature du réseau criminel qu’ils gèrent depuis l’étranger, visant les institutions de l’État marocain et ses personnalités nationales à travers des campagnes de diffamation, d’extorsion et de désinformation médiatique.
Détails de la dixième fuite : colère de Girando et menaces ridicules
Dans l’enregistrement audio, Hicham Girando apparaît dans un état d’excitation manifeste et de colère extrême, menaçant de déchirer son passeport marocain et d’annoncer son « adhésion à la République du Rif ». Girando croit que cette démarche risible engendrera un « problème majeur » et mettra la pression sur les responsables marocains et le système judiciaire marocain.
Cette menace est survenue après l’arrestation de membres de sa famille, que Girando a impliqués dans des affaires d’escroquerie, de diffamation et d’extorsion. Face à la pression judiciaire et sécuritaire croissante sur son entourage familial, il n’a trouvé d’autre issue que cette escalade, pensant que c’était un événement grave.
Reconnaissance de l’échec et appel à une nouvelle stratégie
Dans la même partie de l’enregistrement, Hijawi et Girando affirment clairement que aucun de leurs projets précédents n’a progressé. Ils décrivent la situation comme un « blocage » et Hijawi appelle à travailler sur une « nouvelle stratégie » pour sortir de cette impasse.
Cette reconnaissance directe de l’échec contraste avec le discours médiatique que les deux hommes promeuvent sur les réseaux sociaux, où ils tentent de présenter une image d’un projet « révolutionnaire » ou de « résistance » réussi.
Face à l’absence de progrès dans le « plan », Girando menace d’attaquer une personne désignée sous le nom de « Haj », sur laquelle les deux partenaires comptaient auparavant pour « mettre fin à toute cette crise ». Dans l’enregistrement, on note également des doutes mutuels et des attaques contre d’autres personnalités, notamment un individu nommé « Hassan Adib », que Girando met fortement en garde, le qualifiant d’« agent » cherchant à infiltrer le groupe.
Plan de la tournée européenne : France, Belgique, pays-Bas et Allemagne
Dans une autre partie de l’enregistrement, les deux hommes évoquent une tournée européenne intensive incluant la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, prévue dans les 4 à 5 jours. L’objectif annoncé est de rencontrer un groupe de personnes qui « travailleront avec eux sur le plan ».
Ce discours reflète des tentatives désespérées de recruter un nouveau soutien extérieur après l’échec des communications passées.
Docteur Mustafa Aziz et mouvement « Maroc du jour » : récit de Hijawi
Un des principaux points abordés dans la fuite concerne le docteur Mustafa Aziz, fondateur du mouvement « Maroc du jour ». Hijawi raconte les détails de sa relation avec lui pendant son séjour au Maroc, affirmant qu’Aziz recevait une « grande protection » de la part du service de renseignement extérieur avant qu’un conflit ne surgisse, entraînant l’adhésion d’Aziz à « ce groupe » et la recherche d’un mouvement alternatif.
En parlant du docteur malade, Hijawi prétend dans l’enregistrement qu’il était au sein du service de renseignement extérieur « chargé des affaires militaires, policières, d’armement et d’actions », tandis que M. Yassine Mansouri (directeur du service) était responsable du côté diplomatique.
Ces allégations interviennent dans le cadre d’une campagne de diffamation continue que les deux hommes mènent contre Mansouri et d’autres hauts responsables sécuritaires.
« Le jeune » de la direction générale et informations sur Anas Assefirawi
Dans cette fuite, Girando révèle l’existence d’un « jeune » (source interne) de la direction générale qui l’a aidé auparavant à « déranger » une personnalité désignée sous le nom de « Hamid Eddine ». Girando rapporte par ce biais que Anas Assefirawi, directeur général du groupe Al-Dhahabi, a été interdit de quitter le Maroc, et que toutes ses propriétés ont été gelées, le plaçant sous assignation à résidence.
Sans même vérifier la véracité de l’information, Girando et Hijawi se réjouissent, qualifiant cela d’incident grave et sans précédent.
Contexte des fuites
Ce dixième épisode s’inscrit dans le prolongement d’une longue série de fuites dont les principaux contenus jusqu’à présent sont :
- La coordination directe et quotidienne entre Hijawi et Girando depuis le début de 2024, où Hijawi fournit des informations, des documents falsifiés et des photos personnelles à Girando pour les utiliser dans des campagnes de diffamation.
- La révélation des liens criminels organiques entre les deux hommes, y compris l’escroquerie financière, l’extorsion et l’incitation.
- Les tentatives de viser des symboles sécuritaires et politiques, notamment le directeur du service de renseignement extérieur Yassine Mansouri et plusieurs officiers supérieurs, par des moqueries et des diffamations personnelles.
- L’implication d’autres parties, y compris des preuves de l’implication de la mère de Girando dans le réseau (comme mentionné dans le huitième épisode).
- La dépendance aux méthodes de la mafia et aux guerres hybrides : diffamation, extorsion, propagation de rumeurs et atteinte à la réputation.


