Daniel Riolo, chroniqueur à l’After Foot, a exprimé son mécontentement concernant la course d’élan de Kylian Mbappé sur le penalty stoppé par Yassine Bounou lors du quart de finale de la Coupe du monde entre la France et le Maroc (2-0), jeudi dernier.
Malgré une soirée presque parfaite, Riolo a relevé une petite défaillance pendant le match. Il n’a pas du tout apprécié la façon dont Mbappé a exécuté son penalty, facilement arrêté par le gardien marocain Yassine Bounou en première mi-temps (28e minute). Il lui reproche d’avoir marqué un temps d’arrêt lors de sa course d’élan, ce qui a diminué ses chances de succès.
« Ces courses d’élan, c’est n’importe quoi »
Riolo s’est exclamé : « Il faut vraiment poser la question aux joueurs : à quel moment vont-ils comprendre que ces courses d’élan, c’est complètement inutile ? C’est juste une mode. Si tout le monde le fait, ça ne veut pas dire que c’est efficace. D’ailleurs, il ne réalise pas toujours cette course d’élan, il varie parfois. »
Après la rencontre, le capitaine de l’équipe de France a admis avoir été déstabilisé par les hésitations de l’arbitre concernant la validation du penalty. « Je n’ai pas tiré correctement », a-t-il confessé. « C’est compliqué avec tout ce qui s’est passé. L’arbitre confirmait le penalty, puis quand j’étais concentré, il m’a dit que ce n’était finalement pas validé… »
« Fais une course normale et frappe fort! »
Pour Riolo, cette explication ne disculpe pas Mbappé de sa tactique d’élan. « Cela n’excuse pas la course, » insiste-t-il. « Peu importe qu’il rate, la course est superflue. Cela diminue la puissance de sa frappe, il a tiré un penalty trop faible. »
Il soutient que le temps d’arrêt de Mbappé a réduit son avantage. « On dit souvent que si le gardien part du mauvais côté, cela ne pose pas de problème, mais ce n’est pas là le problème. Si tu as normalement 80 % de chances de marquer, ne mets pas en péril ce pourcentage en compliquant la tâche avec une course sans sens. Ne laisse pas la réduction de ta marge de sécurité à cause d’une mode. »
Il conclut avec un dernier conseil : « Fais une course classique et frappe fort, et on n’en parle.


