Face à l’augmentation des prix des denrées alimentaires et des carburants, les comportements de consommation des Marocains évoluent considérablement. Les achats non indispensables sont réduits pour adopter une gestion financière rigoureuse, touchant en priorité les loisirs et les courses.
Le coût de la vie est devenu une préoccupation majeure pour les consommateurs marocains. Une étude récente du groupe Sunergia révèle que 94 % des personnes interrogées constatent une augmentation des prix au cours de l’année écoulée. Parmi elles, 81 % estiment que cette hausse est significative, notamment parmi les femmes et les personnes âgées de 35 à 44 ans. En réponse à cette situation, 62 % des sondés ont considérablement diminué leurs achats de produits non essentiels. Actuellement, 42 % achètent en quantités réduites, 12 % comparent plus souvent les prix, et 7 % recherchent activement des promotions.
Les coupes budgétaires portent en priorité sur les sorties et l’alimentation. Ainsi, 62 % des Marocains ont réduit leurs dépenses liées aux loisirs, une tendance particulièrement observée chez les urbains, les femmes et la classe moyenne. Les dépenses alimentaires souffrent également d’une forte contraction, touchant 61 % des ménages, notamment les foyers à revenus modestes et les individus âgés de 45 à 64 ans. En revanche, seuls 14 % des personnes interrogées, principalement des hommes issus de milieux privilégiés, affirment continuer à vivre comme avant, sans modifications.
D’autres secteurs ressentent également les effets de cette rigueur budgétaire. Les dépenses en habillement diminuent pour 33 % des ménages, suivies par les frais de transport et de carburant (27 %). Les dépenses en énergie, ainsi que celles pour les produits d’entretien et d’hygiène, enregistrent chacune une baisse de 16 %. En revanche, les budgets alloués à l’éducation et à la santé restent presque inchangés, avec seulement 3 % de réductions signalées. Cela témoigne de la volonté des ménages de maintenir les services essentiels, malgré une situation économique difficile.


