Une enquête journalistique a révélé qu’un certain nombre de prisonniers espagnols dans plusieurs établissements pénitentiaires au Maroc vivent des conditions difficile selon les témoignages de leurs familles, dans un contexte de surpopulation extrême, de pression psychologique et de problèmes liés aux procédures légales pour leur transfert en Espagne.
Selon l’enquête publiée par le site El Correo, les témoignages des familles de plusieurs détenus indiquent que certains prisonniers se trouvent dans des cellules surpeuplées, abritant un grand nombre de détenus dans un espace réduit, ce qui soulève des défis concernant les conditions de vie quotidienne en prison, selon leurs dires.
Ces mêmes témoignages ajoutent que certains détenus vivent des conditions de vie difficiles dans les cellules, où il est question de dormir par terre ou d’utiliser de simples matelas, ainsi que d’un accès limité à certains services quotidiens, comme la douche ou les conditions d’hygiène.
L’enquête met également en lumière l’aspect psychologique de cette expérience, les familles évoquant des cas de stress intense vécus par certains prisonniers, qui ont atteint dans certains cas des tentatives de suicide, en raison de la durée prolongée de leur détention et des conditions difficiles qui les entourent, comme mentionné.
D’autre part, l’enquête signale l’existence de cas souffrant de problèmes de santé préoccupants à l’intérieur des prisons, les familles affirmant que certains détenus souffrent de maladies ou de complications médicales, alors qu’ils estiment que la lenteur des procédures administratives pour leur transfert vers l’Espagne est problématique et compliquée.
De plus, l’enquête souligne que de nombreuses familles espagnoles subissent également une forte pression, en raison de leur suivi constant des dossiers de leurs enfants ou proches, de leurs déplacements entre les représentations consulaires et juridiques, en plus des coûts financiers que certaines familles qualifient de liés aux avocats et à l’assistance légale.
Il est également précisé que ces prisonniers demandent principalement l’application de l’accord conclu entre le Maroc et l’Espagne en 1997, qui permettrait le transfert des condamnés entre les deux pays pour qu’ils purgent leur peine dans leur pays d’origine. Cependant, les familles considèrent que l’application de cet accord fait face à une lenteur administrative dans certains cas.
En revanche, l’enquête, qui s’est appuyée sur les témoignages de familles de prisonniers, des informations provenant d’avocats et des observations sur le terrain de certains cas, souligne que toutes ces données reposent sur ces témoignages et récits personnels, sans nécessairement inclure des informations officielles indépendantes confirmant tous les détails relatifs aux conditions de détention dans les établissements pénitentiaires au Maroc.


