Les autorités locales de la municipalité de Vitoria en Espagne ont annoncé une accumulation de dettes s’élevant à près de 500 000 euros à la charge de la Commune de Tanger, propriétaire du palais nommé “Álava Esquível”, situé au cœur de Vitoria. Cela est dû à un non-paiement des impôts municipaux et des travaux d’entretien liés à ce bâtiment historique datant du XVIe siècle.
Selon des données provenant de la mairie de Vitoria, le dossier se compose principalement d’une série d’amendes imposées au fil des ans, suite à la dégradation de l’état du palais et à la non-exécution des travaux de rénovation requis, ce qui a poussé les autorités locales à intervenir à plusieurs reprises pour protéger le bâtiment et la sécurité de ses environs.
Des rapports officiels antérieurs indiquent que le nombre d’amendes imposées à la Commune de Tanger s’élevait à neuf, pour un montant total d’environ 421 000 euros, avant d’augmenter avec les coûts supplémentaires pour atteindre environ un demi-million d’euros selon les dernières estimations.
Le palais, situé dans le cœur de la vieille ville de Vitoria, est considéré comme un bâtiment historique classé au patrimoine architectural local. Cependant, il souffre depuis des années d’une dégradation évidente, ce qui a conduit les autorités espagnoles à le placer sur la liste des bâtiments en danger, tout en appliquant des mesures de protection temporaires afin d’éviter tout risque pour les passants et les habitants.
La mairie de Vitoria affirme que la Commune de Tanger, en tant que propriétaire légal du bien, a une responsabilité directe pour le paiement des amendes et l’entretien du bâtiment, ce qui n’a pas été fait de manière régulière, entraînant l’accumulation de ce dossier financier et administratif au fil des ans.
Selon les dernières nouvelles, les autorités locales de Vitoria se préparent à ouvrir une nouvelle phase de dialogue, par le biais d’une réunion prévue avec des responsables marocains au cours du mois de juillet, dans le but de tenter de “débloquer” le dossier, soit par le règlement des dettes, soit par un accord sur un plan de restauration définitif du palais.
La partie espagnole considère que l’objectif principal de cette démarche est de préserver le bâtiment et d’éviter une dégradation supplémentaire, en plus de résoudre la question financière en suspens entre les deux parties, alors qu’aucun détail officiel n’a été publié jusqu’à présent par la Commune de Tanger concernant la manière dont elle traite ces amendes accumulées.
Il est à noter que le palais a été objet de débat légal et administratif pendant des années, entre des demandes de réhabilitation ou même un recours à des procédures légales plus strictes, en cas de non-résolution définitive du dossier et d’une éventuelle expropriation de la Commune de Tanger.


