La cour d’appel de Tanger a condamné Mohammed Hamid Bajou à 25 ans de prison. Cette personne est soupçonnée d’être à la tête d’une bande de kidnapping visant des personnes riches en France, notamment des traders de cryptomonnaies.
Le jeudi 21 mai, le tribunal a débattu de cette affaire, dans laquelle l’accusé Bajou faisait face à des accusations de « constitution d’une bande criminelle, tentative de meurtre avec préméditation, kidnapping, détention accompagnée de torture physique de la victime, demande de rançon, coups et blessures avec une arme causant une incapacité permanente, possession d’armes blanches dans des conditions menaçant l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens, ainsi que possession et consommation de drogues et détention d’une arme à feu sans autorisation.«
Le tribunal a ensuite rendu un jugement condamnant l’accusé pour les actes qui lui sont reprochés, le condamnant à vingt-cinq (25) ans de réclusion, ainsi qu’à verser un million de dirhams à chacune de ses victimes, Bruno Desnoyers et Killian Desnoyers.
Homme très recherché
L’accusé avait été arrêté à Tanger en juin 2025, à la suite d’un grand battage médiatique en France, où les autorités avaient émis un mandat d’arrêt international de type rouge à son encontre.
Bajou, un Marocain d’origine française âgé de 25 ans, est accusé de diriger une bande ayant perpétré des vols et des kidnappings ciblant des personnes riches, notamment David Paland, co-fondateur d’une société de portefeuille de cryptomonnaies, ainsi que sa partenaire, à qui il a été coupé un doigt et pour laquelle une rançon de 10 millions d’euros a été exigée en janvier 2025.
Il est également accusé d’avoir enlevé un autre homme travaillant dans le secteur des cryptomonnaies en mai 2025, à qui l’on a également coupé un doigt avant sa libération, en plus de nombreuses autres opérations.
À Tanger
Dans son appartement à Tanger, où il se cachait, un grand nombre d’armes blanches a été découvert, dissimulé dans des grilles de ventilation.
Le procureur adjoint a déclaré que l’homme semblait se préparer à quelque chose ou attendait pour exécuter une opération, soulignant qu’il représentait une menace importante et qu’il était, selon les preuves, le cerveau de la bande, les correspondances et messages le prouvant.
Le procès
Lors du procès, Bajou a nié toutes les accusations portées contre lui, affirmant qu’il avait quitté la France pour s’installer au Maroc, son pays d’origine, et qu’il travaillait avec son grand-père dans la culture des olives, déclarant qu’il est loin de ces allégations. Il a soutenu que les crimes qui lui sont attribués se sont produits alors qu’il était présent au Maroc.
L’accusé a déclaré que les autorités françaises avaient fabriqué ces accusations sur la base d’un témoignage d’un cousin, qui avait fait de fausses déclarations pour l’impliquer en raison de problèmes familiaux entre eux, ajoutant que toutes les victimes ne lui avaient pas imputé d’accusations ni ne l’avaient identifié jusqu’à ce qu’il soit nommé comme principal suspect par les autorités.


