La CAF met fin au mythe du pouvoir au Maroc et commence à corrompre le football africain.

Dans le monde du football africain, il y a toujours eu des rumeurs et des accusations concernant l’influence de certains pays au sein de la Confédération africaine de football (CAF), et le Maroc est l’un des pays les plus souvent cités.

Depuis des années, le Maroc a été considéré comme la « force cachée » derrière les décisions de la confédération, notamment en raison de l’accueil de plusieurs grandes compétitions et de son rôle proéminent dans l’administration. Cependant, il semble que la récente décision de la commission de discipline, suite à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, ait mis fin à cette légende, dans un contexte de chaos et de permission accordée à chaque équipe de se retirer si le résultat ou l’arbitrage ne lui convient pas.

Contexte de l’événement : Chaos lors de la finale entre le Maroc et le Sénégal

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui s’est déroulée au Maroc, a vu un affrontement palpitant entre l’équipe marocaine et l’équipe sénégalaise, se concluant par la victoire du Sénégal.

Cependant, la victoire n’a pas été facile ; un grand désordre a éclaté pendant le match à la suite d’une décision arbitrale accordant un penalty au Maroc. Les joueurs sénégalais ont fortement protesté, ce qui a poussé certains d’entre eux à quitter temporairement le terrain pendant environ 20 minutes, entraînant une interruption du match et provoquant la colère des supporters et des responsables.

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a déposé une plainte officielle auprès de la CAF, demandant l’annulation de la victoire sénégalaise et considérant le retrait temporaire comme un abandon du match, s’appuyant sur des articles des règlements du tournoi concernant les retraits et les comportements anti-sportifs.

Le Maroc a également annoncé son intention de faire appel à la FIFA si nécessaire. De son côté, le Sénégal a défendu le comportement de ses joueurs, le qualifiant de « protestation émotionnelle » due à une erreur arbitrale, tandis que le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a qualifié l’incident de « malheureux » mais non « politique ou culturel ».

Décision de la commission de discipline : refus de la plainte et sanctions faibles

Après des audiences rapides, la commission de discipline de la CAF a rendu sa décision le 29 janvier 2026, rejetant complètement la plainte du Maroc, affirmant que le retrait du Sénégal n’était pas suffisant pour annuler le résultat conformément aux articles 82 et 84 des règlements de la Coupe d’Afrique des Nations.

Le Sénégal reste donc officiellement le champion du continent. Cependant, la commission n’a pas ignoré les violations, infligeant des sanctions financières et sportives aux deux parties :

  • Pour le Sénégal : une amende de 615 000 dollars US à la Fédération sénégalaise de football (FSF), en plus d’une suspension de 5 matchs officiels pour l’entraîneur, Baba Thiam, avec une amende supplémentaire de 100 000 dollars, et une suspension des joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye pour deux matchs.
  • Pour le Maroc : une amende de 315 000 dollars à la FRMF, avec une suspension de deux matchs pour le joueur Achraf Hakimi (une suspension différée d’un an), une suspension d’Ismaïl Sebari pour trois matchs avec une amende de 100 000 dollars, ainsi qu’une amende de 200 000 dollars pour les ramasseurs de balles en raison de leur comportement pendant le chaos.

Fin de la légende du contrôle marocain

Ces sanctions ont clairement montré un manque de favoritisme envers le Maroc, bien qu’il soit l’État hôte et prétendument influent selon les allégations des « frères africains ».

Le Maroc a toujours été accusé de « contrôler » la CAF, surtout depuis l’élection de Fouzi Lekjaa comme président de la Fédération royale marocaine de football, considéré comme un proche allié du président de la CAF, Patrice Motsepe. L’accueil par le Maroc de grandes compétitions telles que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a été perçu comme une preuve de cette influence présumée, étayée par des décisions antérieures jugées « favorables » au Maroc dans des litiges tels que la question du Sahara.

Législation sur le retrait

Un des points les plus controversés de cette décision est la légèreté des sanctions infligées au Sénégal, malgré le retrait temporaire qui a causé l’interruption du match. Bien que des amendes substantielles aient été imposées, l’absence d’annulation de la victoire ou de sanctions plus sévères, telles que l’exclusion du Sénégal des compétitions futures, soulève des questions sur la « législation » de tels comportements.

Dans le football, le retrait du terrain est considéré comme une violation grave de l’esprit du jeu, selon les règlements de la FIFA et de la CAF. Cependant, si les sanctions se limitent à des amendes financières et à de courtes suspensions, cela pourrait inciter les équipes à se retirer si elles ne sont pas satisfaites des décisions arbitrales, notamment lors de matches décisifs. Cela ouvre la voie à une « législation indirecte » des protestations violentes, menaçant ainsi la sécurité et l’intégrité des matches.

Certaines experts demandent une révision des règlements pour imposer des sanctions plus strictes, telles que la perte automatique du match ou l’exclusion de tournois, afin de prévenir la répétition de tels incidents.

Contenu généré à partir de la version arabe de Tanja7.com

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