La mairie de Tanger, ville du Maroc, paiera bientôt près de 20 000 euros (environ 214 000 dirhams) à Vitoria pour démontrer sa « volonté » d’avancer vers la résolution définitive de sa dette de 493 000 euros (plus de 5 millions dans la monnaie locale) envers le palais des Álava-Esquível situé dans le centre historique de la capitale basque.
La maire de Vitoria, Maider Etxebarria, et le maire de Tanger, Mounir Lymouri, ont conclu un accord pour débloquer la situation du palais victorien de style renaissance, pour lequel l’administration marocaine accumule une dette due à son non-respect de ses obligations en tant que propriétaire du bâtiment protégé.
L’accord a été conclu suite à une réunion à Tanger avec l’équipe du maire pour « analyser les alternatives juridiques et administratives qui pourraient débloquer un dossier qui accumule neuf amendes ». Les deux équipes ont convenu que Tanger paierait 4 % de la dette, soit presque 20 000 euros, de manière « urgente ». Par la suite, une proposition sera soumise au conseil municipal d’octobre pour approuver le paiement du principal de la dette et, de plus, établir un mécanisme permettant de payer les impôts municipaux du palais à partir de ce moment-là.
Dans le cadre de l’accord, Tanger effectuera une visite technique à Vitoria en septembre « pour analyser sur le terrain le bâtiment basé sur le rapport réalisé à l’époque par l’Urbanisme pour procéder aux travaux nécessaires afin de remédier aux pathologies du bâtiment ». Les deux institutions ont décidé de continuer à collaborer pour chercher des solutions et normaliser la situation du bien, ainsi que « renforcer les liens » entre les deux villes.
Etxebarria et Lymouri avaient déjà eu une première rencontre en février 2024, lorsque le maire a visité Vitoria, invité par la maire, marquant le premier contact réel entre les deux institutions en des décennies.

