Le groupe « Atlas Hacks » a publié le huitième épisode de la série de fuites audio et de conversations textuelles attribuées à Mehdi Hijawi, ancien employé du renseignement extérieur (DGED), et au TikTokeur Hicham Girandou.
Cette nouvelle fuite apporte des preuves « sans précédent » de l’implication de la mère de Girandou dans le réseau accusé de diffamation et d’extorsion, renforçant ainsi les suspicions récemment soulevées à son égard.
Selon le contenu de la fuite, un enregistrement audio montre Mehdi Hijawi parlant avec Girandou de l’envoi d’argent mensuel à sa mère, dans un contexte interprété comme un financement continu lié aux activités du réseau.
Cette preuve est considérée comme une confirmation des accusations précédentes portées contre la famille, mettant en lumière la persistance de Girandou à impliquer des membres de sa famille dans ses activités criminelles, y compris l’extorsion, la diffamation et la menace à la stabilité du pays.
Poursuite de l’atteinte aux responsables du DGED
La fuite montre la continuation de Mehdi Hijawi à transmettre des informations et des nouvelles à Girandou, dans le but de ridiculiser et de mettre sous pression les responsables de la direction du renseignement extérieur, en particulier son directeur Yassine El Mansouri.
La fuite aborde également la période de libération des journalistes et des activistes, où Hijawi affirme que ses anciens supérieurs n’étaient pas satisfaits du pardon royal.
Démasquer un réseau incapable
Les fuites d’Atlas Hacks ont jusqu’à présent révélé la nature de la relation entre les deux parties et les fils de ce réseau, qui a eu recours à la diffamation et à l’extorsion après avoir reconnu son incapacité à faire face aux autorités.
- Premiers épisodes : Ils se sont concentrés sur le piratage de conversations entre Girandou et un juge marocain (le juge « W.A. » du tribunal correctionnel d’Aïn Sebaâ), ce qui a suscité un large débat sur les tentatives de pression et d’extorsion. Ils ont également révélé une tentative de recruter Girandou par une personne nommée Mohamed Wadi, également connu sous le nom de « Majd Baroudi », qui a usurpé l’identité d’un employé du DGED pour se rapprocher de lui.
- L’épisode incluant le premier enregistrement direct entre Hijawi et Girandou (publié vers la mi-juin 2026) : Il a révélé le début de leur communication secrète au début de 2024, initiée par Hijawi après son déménagement au Canada. L’enregistrement montre Hijawi exprimant son mécontentement face aux publications de Girandou, lui demandant de ne pas mentionner son nom, tout en reconnaissant son incapacité à agir immédiatement (« il n’a aucun moyen »), et en attendant « le moment opportun » qu’il a appelé « THE MOMENT », en se concentrant sur la stratégie du « taillage fassi » (précision et patience).
- Un épisode sur l’imposition de contenu à Girandou : Il a montré Hijawi dictant mot à mot à Girandou le contenu de vidéos agressives ciblant Yassine El Mansouri (directeur du renseignement extérieur) et son ami Moulay Hassan, ainsi que le wali de la sécurité de Tétouan, avec des accusations d’échec, de corruption et d’exploitation de problèmes personnels. L’épisode comportait également des démonstrations d’armes et un accord sur des campagnes contre d’autres personnalités.
- D’autres épisodes : Ils comprenaient la révélation d’une campagne visant le partenaire d' »Abou Zaiter », ainsi que l’apparition du nom d’Abdallah Al Manbari (surnommé « Messi du cannabis ») dans les conversations, en plus de menaces sur un événement majeur en août depuis le Canada.
- Le septième épisode (publié le 1er juillet 2026) : Il s’est concentré sur la situation financière et juridique difficile de Girandou au Canada en raison des poursuites pour diffamation et extorsion dirigées contre lui, où il a déclaré – « je suis pharaonique quant aux frais » en raison des coûts des avocats et des amendes. Il a révélé le retard des aides financières et mentionné le « trio » accusé (le Dr Mostafa Aziz, Mehdi Hijawi et Hicham Girandou). Il a également mis en lumière l’implication d’un consul marocain (Souria Jabiri) dans l’assistance à Hijawi par le biais d’une subvention pour une personne nommée « Badr » à la demande de Girandou.
L’épisode huit constitue une suite naturelle de cette série, montrant Hijawi comme le « parrain » ou le principal dirigeant, tandis que Girandou apparaît comme le « pion » ou l’exécutant qui reçoit des instructions et diffuse le contenu agressif sur les réseaux sociaux.
Les nouvelles fuites confirment la persistance des tentatives d’impliquer la famille (la mère de Girandou) dans le financement et les activités, élargissant le champ des accusations de la diffamation numérique à des affaires financières et sécuritaires plus vastes.
À noter que Hijawi se présente comme un dissident du service, tandis qu’un mandat d’arrêt international est en cours à son encontre pour des accusations de fraude, selon des rapports précédents. Girandou, quant à lui, fait face à des poursuites judiciaires au Canada liées à son contenu.


