L’histoire touchante de la célèbre Marocaine Khadija Bint Al-Balad a secoué les réseaux sociaux, après qu’elle a révélé la dégradation de la santé de sa mère atteinte de diabète, suite à l’arrêt total de ses médicaments et à l’adoption de ce qu’on appelle le « système des bonnes choses », « attyebat ».
La mère a souffert de constipation aiguë, et son taux de sucre dans le sang ainsi que sa pression artérielle ont dangereusement augmenté, ce qui a conduit à une perte de la capacité à parler et à une perte de conscience, la faisant entrer en soins intensifs dans un état très critique. Khadija a raconté lundi la situation de sa mère de manière émotive.
Ce cas n’est pas unique, mais il met en lumière les véritables et immédiates dangers d’un régime alimentaire controversé que certains promeuvent comme un « traitement alternatif » pour le diabète, et un certain nombre de Marocains, en particulier parmi les « moins fortunés », l’adoptent sans en être conscients.
Dhia Al-Awadi, la cause
Le système des bonnes choses, associé au nom du médecin égyptien Dhia Al-Awadi, prétend que le diabète est causé par des « inflammations » dues à certains aliments tels que le lait, les œufs, le poulet et la plupart des légumes et des légumineuses.
Ce praticien autoproclamé recommande de consommer des aliments comme le sucre (jusqu’à 15 cuillères par jour), le miel, les dattes, les pommes de terre, et le riz quotidiennement, tout en interdisant des groupes alimentaires entiers riches en fibres.
Le problème est plus grave : de nombreux adeptes l’encouragent à arrêter les médicaments pour le diabète, y compris l’insuline, sans suivi médical rigoureux. Cet arrêt soudain, surtout chez les patients atteints de diabète de type 1 ou 2 dépendants des médicaments, entraîne une montée aiguë du sucre dans le sang, un coma diabétique ou des complications mettant la vie en danger.
Dans le cas de la mère de Khadija Bint Al-Balad, l’arrêt du médicament et l’adoption du régime ont conduit à une dégradation rapide : constipation aiguë (probablement due à un manque de fibres, à cause de l’interdiction de la plupart des légumes et des légumineuses), hausse de la glycémie et de la pression, puis perte de conscience et entrée en réanimation.
Ceci n’est pas un cas isolé ; des cas similaires ont été enregistrés, dont celui d’un homme qui a arrêté l’insuline, est tombé dans le coma et est décédé quelques jours plus tard.
Le ministère de la Santé saoudien a émis un avertissement officiel clair en juin 2026 contre le système des bonnes choses et tout régime alimentaire non validé scientifiquement utilisé comme substitut aux traitements médicaux. Le ministère a confirmé avoir identifié des cas critiques nécessitant une hospitalisation en soins intensifs après l’arrêt de l’insuline sur la base de telles recommandations.
Une histoire triste mais un coup fatal pour ce système aléatoire
L’histoire de la mère de Khadija Bint Al-Balad est tragique mais constitue un puissant message qui aidera de nombreux Marocains à prendre conscience des dangers de ce régime et à se tourner vers des médecins, au lieu de se fier aux tromperies des réseaux sociaux.
Le message de Khadija est un rappel puissant que la santé n’est pas un jeu, et que des allégations non fondées scientifiquement peuvent coûter des vies. Réduire le riz et les aliments malsains est une excellente étape, mais cela doit faire partie d’un plan médical réfléchi.
Si vous êtes diabétique ou si un membre de votre famille en souffre, consultez votre médecin immédiatement et ne vous fiez pas aux expériences des autres ou aux vidéos circulant sur internet. La santé est précieuse, et une prévention et un traitement adaptés sauvent des vies.


