Fuite révélant l’implication de Mahdi Hijaoui dans une campagne visant le partenaire d’Abou Zaiter

Dans le cadre des fuites publiées par le groupe « Atlas Hacks », la cinquième partie a été diffusée. Elle révèle la série de chantages orchestrée par Mehdi Hijawi (l’ancien employé limogé de l’Agence d’études et de documentation – DGED) et le tiktokeur Hicham Jirando, après l’échec de leurs tentatives d’influencer le pays et sa stabilité.

Les nouvelles fuites montrent que Hijawi continue de jouer le rôle de « parrain » ou de « kabran », dictant mot pour mot les instructions à Jirando, qui apparaît quant à lui dans la position de l’exécutant recevant les ordres et essayant parfois d’y ajouter des initiatives personnelles qui ne sont pas toujours bien reçues.

Détails de la cinquième partie : Ciblage de « Al-Mamoun », propriétaire d’« Auto House »

Cette cinquième partie se concentre sur les directives directes de Hijawi à Jirando pour qu’il publie une vidéo visant un homme d’affaires nommé « Al-Mamoun », propriétaire de la société de voitures « Auto House ».

Hijawi insiste sur la nécessité de diffuser rapidement la vidéo afin de « piéger l’homme » et d’empêcher sa blanchiment dans l’affaire du restaurant « Casa Ima », notamment après l’arrestation d’une personne liée à cette affaire.L’objectif de la campagne semble être de créer une pression médiatique pour bloquer toute possibilité de sortie indemne de Al-Mamoun des poursuites judiciaires. À cet effet, Hijawi a fourni à Jirando un ensemble d’« informations » devant être utilisées dans la vidéo, notamment :

  • La transformation de Al-Mamoun d’un simple propriétaire d’une station-service familiale à un propriétaire de biens immobiliers et d’une grande société de voitures baptisée « Auto House ».
  • La possession d’un café chicha à Salé qui attire « de nombreux éléments », dont des agents de la « DST » (Direction générale de la surveillance du territoire national), que Hijawi accuse de divulguer des informations en échange d’argent.
  • La conclusion d’un partenariat avec « Abu Zaitar » pour ouvrir un garage automobile, avant qu’une dispute n’éclate entre eux, ce qui a amené Al-Mamoun à les accuser actuellement de « vol de ses voitures ».
  • Le fait de prêter de l’argent aux gens en exigeant des intérêts excessifs et de les faire emprisonner à l’aide des chèques laissés en garantie.

Hijawi insiste auprès de Jirando pour qu’il mette l’accent sur ces points afin de rendre la vidéo percutante, et l’exhorte à respecter scrupuleusement les instructions pour atteindre l’objectif : « piéger l’homme » et l’empêcher d’échapper à l’affaire.

Contexte général

Cette partie s’inscrit dans la continuité naturelle de la série qui présente Hijawi comme l’architecte des campagnes. Il fournit à Jirando les récits et les informations (qui peuvent être fausses ou sélectionnées) à utiliser dans du contenu publié sur les réseaux sociaux.

Cette dynamique est apparue dès la première partie, qui a révélé une coordination étroite entre les deux hommes depuis début 2024. Hijawi y apparaît comme une personne réservée fournissant informations et récits, tandis que Jirando les diffuse sur les plateformes sans vérification ni recoupement.

Dans la deuxième partie, les tentatives de Jirando d’ajouter des éléments personnels au contenu ont suscité des reproches de la part de Hijawi. La troisième partie, quant à elle, s’est concentrée sur des directives directes de Hijawi à Jirando pour lancer une campagne systématique contre Mohamed Yassine El Mansouri (directeur des services de renseignement extérieur) et les hauts responsables de l’appareil, proposant d’utiliser la moquerie sur leur âge pour les discréditer et ternir leur image. Elle incluait également des instructions pour cibler un autre entrepreneur à Taza, accusé de transférer de l’argent au Canada, avec une proposition de dénonciation calomnieuse auprès des autorités canadiennes

.Les parties suivantes (quatrième et cinquième) ont continué de révéler le même schéma : Hijawi fournit les informations, définit les cibles et dicte la manière de formuler et de publier, tandis que Jirando exécute les instructions, avec parfois des tensions dues aux « dépassements » de Jirando ou à la mention publique du nom de Hijawi sans son autorisation.

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